Folgen  

Ascension du col de Patapampa-4900 m

von daniel.cramay den Donnerstag 10 März 2016 13:09

Au Pérou, c’est banal d’être à 3500m, mais escalader un col à 4900 m est moins courant.

Après trois jours d’acclimatation à l’altitude, je loue un VTT à Chivay décidé à franchir le col de Patapampa. A la porte de la ville, je m’acquitte des $ 35 qui donnent l’accès au parc du Colca, il est 7 h, il fait 10°

Les deux  premiers kms gravis, je m’arrête pour récupérer un meilleur souffle, je suis déjà à 3700 m. Le ciel est bleu et le soleil frappe fort à cet endroit du Pérou, la couche d’ozone est  mince ou absente.

Les lacets s’enchaînent et le vent me livre encore la mélodie des camions poubelles qui réveille gentiment les touristes de Chivay, les Péruviens se lèvent à l’aube.

La route parfois, est parsemée de cailloux qui dégringolent, un assez gros tombe derrière moi, juste après mon passage.

Circulation pratiquement inexistante sur cette voie revêtue d’un asphalte correct sur ce versant du col.

Je croiserai 2 ou 3 bus et autant de camions peinant et pétaradant.

J’aperçois dans le ciel le maître de ces lieux, le condor majestueux avec son envergure de trois mètres, il chasse aux premières heures de la journée.

Les 33 kms de la montée sont indiqués sur les rochers, ce n’est pas un calvaire de pédaler, seulement du plaisir, de ces moments où l’on voudrait que le temps s’arrête un peu.

La pente n’excède guère les 5 ou 6 %, la difficulté est dans le souffle qui se fait de plus en plus court.

Les arrêts sont  fréquents, j’en profite pour faire des photos et m’imprégner de l’atmosphère.

Je distingue encore Chivay après la moitié de l’escalade, les bruits se font plus rares.

Un chien et son maître encadrent un troupeau d’alpagas qui paissent la maigre pâture

Mes jambes sont douloureuses, elles me rappellent l’aller-retour à pied, hier dans le canyon de Colca.

J’échange quelques mots avec des cantonniers qui travaillent à plus de 4200m avec des outils d’un  d’autre temps, du temps d’avant. Ils fondent du goudron dans des demi-barriques, puis le transportent avec des brouettes pour boucher des trous, tout çà pour 100 € par mois, nous pouvons nous plaindre  ……..

Un des derniers lacets me rappelle le final de la Cime de la Bonette, avec la route qui s ‘enroule sur la pente.

Je dois royalement faire du 6 km/h, le souffle est vraiment à la peine, j’essaie d’être en harmonie avec mon corps et avec la nature. Je débouche maintenant sur un plateau balayé par un vent latéral et froid, trois kilomètres me seront nécessaires pour rallier le sommet, l’équilibre devient délicat. D’innombrables cairns jalonnent les dernières centaines de mètres.

Une petite pancarte me signale  que je suis bien là, mais las aussi…. encore 500 m et me voilà au bout de ce rêve ……. salué par un menhir coiffé d’un cairn auquel je déposerai ma  petite pierre…….. jaune, jaune comme le maillot virtuel que j’endosse, sous les applaudissements de dame Montagne.

Il est maintenant temps de redescendre de mon nuage et de regagner la civilisation, j’en profiterai pour mastiquer longuement le paysage et l’avaler avec regrets.

Kommentare

Cate (Französisch)

Impressionnant ... Tu t'es préparé comment ? Je peux m'imaginer que c'est pas évident de faire une pareille ascension après seulement 3 jours d'acclimatisation à l'altitude.

vor 4 Jahren - Nicht zutreffend

Jan (Englisch)

Very cool!

vor 4 Jahren - Nicht zutreffend

daniel.cramay (Englisch)

Pas de préparation particulière, je pense que les problèmes d'acclimatation surviennent à une altitude supérieure, mais tout est différent selon les personnes

vor 4 Jahren - Nicht zutreffend

Fügen Sie Ihre Kommentare hinzu

Catena : die One-Stop-Cycling-Community

auf dem neuesten Stand bleiben

partner…

Birzman Q-Cycling
Merida Centurion